Action pour l'Avenir de l'Environnement Naturel - Côte d'Ivoire
Fondation indépendante à but non lucratif, laïque et apolitique 
BP 129    BINGERVILLE   Côte d'Ivoire

ACCUEIL

Le mot du président

Je vous souhaite la bienvenue sur le site de la Fondation AAEN-CI, Action pour l'Avenir de l'Environnement Naturel en Côte d'Ivoire.

On entend çà et là de grandes déclarations de nos hommes politiques et de la "communauté internationale" pour proclamer des grandes causes ou se fixer des objectifs planétaires. On a fait grand bruit autour des "objectifs du millénaire", qui, bien entendu, ne seront jamais atteints. 

Dans le domaine de l'environnement aussi, les déclarations grandiloquentes, assorties d’objectifs réputés « consensuels » et « intangibles »... dont beaucoup sont arrachées aux forceps, ne manquent pas. En conclusion de ces dispendieuses grandes messes qui rassemblent périodiquement tous les dirigeants de la planète, les textes sont légions et il n'est plus un village sur terre qui n'a pas donné son nom à un "protocole de..." ou une "convention de..." relative à l’avenir de l’environnement. Parmi ceux qui sont les plus souvent évoqués, il y a le protocole de Rio et le protocole de Kyoto... mais tout cela reste lettre morte. Une fois la photo de famille faite et chaque représentant dûment costumé et cravaté rentré dans son pays, on oublie tout, la routine des dégradations, destructions, pollutions et désinformations reprend et continue de plus belle. Le message n'atteint pas les réels acteurs sur le terrain et aucune mesure contraignante n'est prise pour imposer l'application concrète et réelle des magnifiques et grandioses résolutions prises solennellement en plénière.

Pourtant la sauvegarde de l'environnement est un enjeu majeur et vital, une question de vie ou de mort pour l'ensemble de l'humanité (est-il nécessaire de rappeler que l'humanité c'est nous tous, ce n'est pas une entité abstraite, lointaine et mystérieuse ?), pour nos enfants, pour l'Afrique et pour la Côte d'Ivoire en particulier.

Les forêts ivoiriennes disparaissent comme neige au soleil, remplacées par des cultures de rente, des plantations semi-sauvages ou des espèces de savanes envahies par des plantes opportunistes, voire des "forêts classées", sortes de plantations d'arbres maladifs qui sont tout cela à la fois et que personne ne respecte. La biodiversité s'amenuise et de nombreuses espèces animales et végétales s'apprêtent à disparaître, dans l'indifférence générale, avant même d'être connues. Mais déjà, les conséquences se font sentir dans la vie de tous les jours.

Le climat change, la pluviométrie diminue globalement et devient cataclysmique. N’étant plus alimentées correctement ni protégées par le couvert forestier, les nappes phréatiques sont polluées ou surexploitées et en voie d'épuisement. Les sols sont érodés et lessivés par les pluies. Les inondations et glissements de terrain se multiplient en saison des pluies. L'érosion des côtes s'accélère et la mer se rapproche dangereusement des zones habitées. Les animaux se raréfient et deviennent agressifs (éléphants) ou porteurs de dangereux virus. Les ravageurs pullulent et les maladies se répandent dans les plantations, incitant à un usage plus intensif encore des pesticides.

Les instances chargées officiellement de la conservation et de la valorisation du patrimoine naturel ne sont, pour la plupart, que des alibis pour tolérer, voire organiser la dégradation, le pillage et la destruction du patrimoine en question, par leur laxisme, leur insuffisance de moyens, leur complaisance, voire la corruption active de certains de leurs éléments. Si on excepte une poignée de convaincus, la plupart ne s’intéresse aucunement à leur mission, ont complètement baissé les bras et ne font même pas acte de présence sur le terrain.

Depuis de nombreuses années que nous parcourons le sud « forestier » de la Côte d’Ivoire à la recherche du « Saint Graal », la parcelle de forêt primaire, suffisamment vierge, capable de constituer une véritable réserve botanique, partout nous avons fait des constats alarmants. Qui plus est, nous constatons que, la ressource s’épuisant de manière critique, les dégâts sont de plus en plus visibles et s’accentuent de manière exponentielle. C’est pour essayer de sauver ce qui peut encore être sauvé et si possible inverser la tendance que nous avons récemment créé la Fondation AAEN-CI.

Nous entendons fédérer le plus possible d’efforts et instaurer une véritable synergie en matière de conservation et de reconstitution de l’environnement naturel, et de recherche s’y rapportant. Nous menons des actions sur le terrain, nous refusons catégoriquement de  nous contenter de gesticulations, de déclarations ou d'actions de communication. Nous voulons sensibiliser les populations, en particulier les jeunes et les ruraux, à la conservation de l'environnement, leur démontrer que celui-ci a une valeur intrinsèque inestimable et qu'il vaut mieux le maintenir et le valoriser dans ses aspects les plus naturels possible que de chercher à en tirer des profits à court terme par un mode d'exploitation destructif, irréversible et contre nature. Nous voulons montrer la richesse que représente l'environnement par des exemples de mise en valeur par des cultures raisonnées et la mise en œuvre d'un écotourisme d'envergure internationale apporteur de devises, de développement local durable et de rayonnement international.

Les Africains n'arrêtent pas de se lamenter au sujet de leurs richesses soi-disant pillées par les puissances occidentales. Mais ils ne se rendent pas compte ou ne veulent pas comprendre qu'ils sont en train de piller eux-mêmes leur plus grande richesse, leur environnement naturel. Ils n'ont besoin de personne pour cela. Apprenons-leur à aimer leur pays, leur environnement, leur patrimoine naturel. Apprenons-leur à s’aimer eux-mêmes. Ouvrons-leur les yeux !

Outre les actions de sensibilisation, d'éducation des populations, de formation des jeunes, de développement de zones protégées de propositions de projets et des schémas de protection ou de régénération de biotopes menacés, de lancement de programmes de recherche, etc. l'un de nos principaux projets est la sauvegarde de la biodiversité par la création d'un jardin botanique dans lequel seront conservées et montrées, entre autres, de nombreuses espèces menacées dont une multitude d'essences forestières précieuses et pourtant négligées par les services en charge du reboisement.

Si vous adhérez à notre démarche et que vous souhaitez soutenir notre action, vous pouvez devenir membre de la Fondation AAEN-CI (c’est gratuit !), l'aider de diverses manières, faire connaître son combat et ses actions. Vous pouvez aussi visiter certains sites remarquables en vous inscrivant à l’un des circuits écotouristiques proposés sur notre site web spécialisé. Vous soutiendrez ainsi notre action tout en découvrant la Côte d'Ivoire en dehors des sentiers battus. N’hésitez pas à nous contacter.

Je tiens à préciser que la Fondation AAEN-CI est à but strictement non lucratif et soucieuse de préserver son indépendance la plus complète aux niveaux financier, politique et religieux. Son fonctionnement est géré avec la plus grande rigueur et tous ses produits sont réinvestis dans ses projets et actions. Cela est gravé dans le marbre de ses statuts.

Bonne visite. 

Jean-Pierre Landragin
Président fondateur de AAEN-CI

AAEN-CI est partenaire du Festival des Arts et du Tourisme (FATA) d'Adiaké (du 30 août au 3 septembre 2017)
AAEN-CI
Siège social :
Bingerville
Quartier Paris Village

Position :
UTM 30N
399866  593013