AAEN-CI
Action pour l'Avenir de l'Environnement Naturel - Côte d'Ivoire
Fondation indépendante à but non lucratif, laïque et apolitique 
BP 129    BINGERVILLE   Côte d'Ivoire

LES PROJETS DE LA FONDATION

Les idées, ce n'est pas ce qui manque à la Fondation ! Voici quelques-un des projets qui ont émergé de nos cervelles bouillantes depuis que la structure se met en place.

Campagnes de communication

Pour nous faire connaître et sensibiliser les populations à notre cause, nous prévoyons d’organiser des campagnes de communication par voie d’affiches, via la presse écrite (journaux, magazines, presse locale d’annonces gratuites), et, bien sûr, via Internet (campagnes Google et autres). 

Conférences, séminaires, colloques, voyages d’études (intégrés dans les programmes d’écotourisme)

Une ou deux fois par an, nous prévoyons d’organiser un séminaire ou un voyage d’études sur un thème lié à l’environnement. Ces programmes combineront des conférences dans un lieu adapté (Abidjan, Bassam ou autre) et des déplacements sur le terrain pour présenter l’état des lieux ou des réalisations exemplaires en termes d’environnement.
Plusieurs thèmes sont à l’étude, en particulier une Conférence Internationale sur les Déchets Plastiques (CIDP ou PWIC : Plastic Waste International Conference), qui pourrait se tenir de manière récurrente tous les 2 ou 4 ans. 

Jardin botanique

Le projet de jardin botanique est une affaire déjà ancienne. L’actuel président de la Fondation était à la recherche de parcelles pour réaliser des cultures vivrières lorsque lui fut proposée une parcelle de forêt de 42 ha proche de Grand Lahou. Après l’avoir visitée sommairement, il lui apparut que ladite parcelle n’était pas appropriée à l’usage envisagé, puisqu’il aurait fallu entreprendre de gros travaux pour la défricher. Au contraire, il préférait l’acquérir et la conserver en l’état, considérant qu’elle portait en abondance de beaux grands arbres qu’il valait mieux sauvegarder. Après mûre réflexion, la crise « post-électorale » de 2010-2011 ayant interrompu les tractations et permis à l’idée de faire son chemin, le projet a évolué vers un concept mixte dans lequel une partie de jardin d’ornement (constituée par la parcelle voisine de celle qui était proposée, qui n’était qu’une vieille cacaoyère malade à l’abandon, qu’il aurait fallu arracher et régénérer) serait juxtaposée à un espace forestier aussi naturel que possible, ouvert à l’éctourisme. Le projet de Jardin Botanique de Grand Lahou (JBL) était né.

Malheureusement, les parcelles convoitées n’étaient plus disponibles. Une parcelle voisine, de 120 ha, nous a été proposée… mais il s’est avéré que tout cela n’était que de l’escroquerie, l’ensemble des terrains proposés à la vente (dont certains ont été effectivement « vendus », sauvagement défrichés – avec la complicité de charbonniers peu scrupuleux - et plantés d’hévéas !) étant au cœur de la forêt classée de Dogodou, domaine de l’Etat ivoirien ! Nous sommes donc engagés dans une procédure judiciaire pour tenter d’obtenir réparation des préjudices causés par cette arnaque.

Vue artistique de l'entrée principale des visiteurs et plan d'aménagement général du projet de Jardin Botanique de Grand Lahou (JBL) tels que finalisés -et abandonnés- en juin 2013.

Malgré ces mésaventures, nous n’avons pas abandonné le projet. Nous avons envisagé l’implantation de notre jardin botanique dans la forêt classée de Port Gauthier (11 170 ha), dont nous avons proposé à la Sodefor un projet d’aménagement général. Le JBL était alors devenu JBFF (Jardin Botanique et Forestier de Fresco). Pour le moment les négociations achoppent, notre vision semble incompatible avec les conceptions de certains cadres de la Sodefor.

Nos recherches continuent et nous avons bon espoir de retrouver un site propice à l’installation du Jardin Botanique à proximité de Grand Lahou. Dans le pire des cas, nous avons une quasi-certitude de pouvoir trouver, dans cette région, des parcelles de superficie adéquate pour l’établissement de quelques cultures pérennes qui nous tiennent à cœur et rassembler nos collections de végétaux qui sont dispersées dans diverses pépinières à Bingerville et à Cocody.

Dès que le projet de jardin botanique sera viable, notamment dès qu’il aura trouvé une localisation, un site web spécialisé lui sera consacré. 

Clubs de botanique dans les lycées et collèges

Donner du petit matériel aux enfants (brouettes, outillage, plants, semences, documentation…) dans le but de les rapprocher des végétaux avec lesquels ils cohabitent au quotidien, à l’école dans la vie de tous les jours et susciter des vocations dans le domaine de la botanique. Chaque club, sous la responsabilité de professeurs volontaires, se rassemblera au moins une fois par mois pour mener diverses activités liées à la botanique, identifier les végétaux environnants, entretenir les espaces verts, faire des petites cultures, visiter des sites présentant un intérêt botanique, etc. 

Reboisement, aménagement de forêts…

Les forêts ivoiriennes laissées à l’abandon font l’objet d’attaques incessantes de la part des planteurs et des braconniers. Les charbonniers sont aussi à l’origine d’importantes destructions et dégradations qu’on peut constater tout le long de la côtière et dans le Sud « forestier » (qui n’a plus de « forestier » que le nom…). Ces attaques touchent non seulement les forêts privées, mais aussi les forêts de l’Etat comme les forêts classées et les abords de certaines réserves.

Nous proposons des schémas originaux pour reconstituer un couvert forestier le plus conforme possible à la végétation naturelle du pays (forêts dites « primaires »). En l’absence d’intervention humaine se constitue naturellement une végétation composée de plantes « pionnières » qui finissent par former une forêt « secondaire ». Ce n’est qu’après environ 50 ans que commencent progressivement à s’installer les arbres de forêt « primaire ». Compte tenu de leur croissance lente, il faut donc 150 à 200 ans sans intervention humaine pour qu’une vraie forêt s’installe spontanément. Bien entendu, à notre époque où tout se fait de manière frénétique et superficielle, de tels délais sont inacceptables et la disparition des forêts naturelles dans les zones qui ont fait l’objet de dégradation est un fait inéluctable et définitif. Les méthodes de reboisement habituellement proposées en Côte d’Ivoire ne nous satisfont pas en ce qu’elles consistent à implanter uniquement un petit nombre d’espèces d’essences à croissance rapide qui ne sont pas endémiques de Côte d’Ivoire. Le résultat est un peuplement quasi-monospécifique d’arbres qui contractent maladies et parasites et ne prospèrent pas vraiment, conférant à ces soi-disant forêts un aspect tout à fait typique et peu engageant.

Notre méthode de reforestation a pour but de contrer cette évolution et, par un choix et des associations d’essences particulières et une programmation étudiée des plantations et des éliminations de plants, de gagner du temps sur l’évolution spontanée et de pouvoir reconstituer en quelques décennies seulement un couvert forestier proche du couvert naturel « primaire ». Cette méthode, qui se fonde en grande partie sur les associations végétales bénéficiaires, est même compatible avec certaines formes d’agroforesterie.

Collecte de sacs plastiques et autres déchets non biodégradables.

Susciter et organiser le ramassage de déchets non biodégradables qui polluent l’environnement. Ces actions périodiques et récurrentes en direction des collectivités locales et des établissements d’enseignement seront le prolongement d’actions de sensibilisation vis-à-vis de l’inquiétante question des déchets plastiques et de sachets du même métal, qui persistent des siècles dans l’environnement. Des actions d’envergure et dûment médiatisées sur ce thème pourraient accompagner chaque édition de la Conférence Internationale sur les Déchets Plastiques. 

Travaux de recherche

Divers sujets de recherche connexes à nos centres d’intérêt nous tiennent à cœur et pourraient faire l’objet de programmes en coopération avec des universités ou des organismes de recherche parapublics, voire des entreprises privées.

  • corrélation entre la biodiversité végétale et les populations de lépidoptères.
  • symbioses avec les champignons et les arbres de forêt primaire (mycorhizes). Applications dans les programmes de reforestation ?
  • procédés d’élimination et/ou recyclage des déchets plastiques,
  • production à grande échelle de plants d’arbres réputés « difficiles »,
  • etc. 

Développement de la Fondation

Le développement de la Fondation est notre préoccupation constante. Outre les actions en cours et celles en projet, présentées ci-dessus, le développement de la Fondation vise notamment à la structurer, la doter d’un nouveau siège social plus adapté à son fonctionnement et lui procurer tous les moyens nécessaires à la réalisation de ses objectifs (informatique, véhicules, machines et outillages, etc.).